NOUVEAUX CAHIERS DE DOLÉANCES

Une conférence-atelier proposée par Bruno Latour et ses acolytes de SOC – Théâtre des Amandiers – 20 Mai 2018

Contrairement aux Cahiers de Doléance de 1789, le territoire du XXIème siècle est un territoire abstrait, mais aussi réticulaire et multiple, d’où notre difficulté à le visualiser. On ne peut donc pas se contenter d’un relevé physique qui tiendrait dans des frontières. Pendant tout l’après-midi, sur la scène et dans la salle, Bruno Latour et ses collaborateurs ont proposé d’expérimenter une méthode pour décrire ce territoire du XXIème siècle à partir du terrain de vie de chacun d’entre nous. Il s’agit d’explorer les liens, les connexions et les dépendances à un territoire ; de visualiser et partager les terrains de vie et surtout d’énoncer des doléances prospectives tournées vers le futur !

Avec
Frédérique Aït-Touati, Emanuele Coccia, Jean-Michel Frodon, Donato Ricci et les étudiants de SPEAP (programme d’expérimentation en arts politiques)

 

Réactions du public

“A sunny sunday afternoon spent in a dark theatre starting to nibble (individually, and -maybe- as a flock) around the edges of the political implications of ecological catastrophe. Our shepherd, Bruno Paul-Louis Latour, brought a terrifying clarity to the difficulty and importance of this task, starting to map our shifting ‘soil’ or ‘ground’ from the personal to the common. His recent book ‘Where to Land?’, which inspired much of this exercise, is one of the most violent interventions in political science of recent times: essentially, the people running the show decided a few decades back that the world was going to end and they would make the most of it in the meantime. Trying to make any sense of the this feels a bit like whispering into a tempest, especially when the effects -Brexit, Trump, Orban, Italy, etc.- are all perfectly normal when considered in this perspective. It was a beautiful and tragic day, with something of the feeling of the final scene of von Trier’s Melancholia. But we have to keep building….” Andrew Todd

Photos Andrew Todd