Gaïa-graphy (Critical Zones)

Une recherche d’Alexandra Arènes (en cours)

 

The research project draws on the work of a branch of Earth Science scientists who study the Critical Zone. The research will bring together these scientists’ issues with those of landscape and architecture scholars and practitioners, around the environmental crisis or Anthropocene. A Cosmopolitical approach, drawn on Gaia, enables us to consider this crisis under a new lens in order to develop alternative ways to live in post-industrial ruined landscapes.


©AlexandraArènes

 

Gaia-graphie est une recherche transdisciplinaire au croisement de l’architecture, des arts et des sciences environnementales. A partir des données récoltées dans l’enquête de la “zone critique”, il s’agit d’expérimenter différents types de projections, ou visualisations, allant des cosmogrames (champs de l’anthropologie) aux outils de modélisation de data (champs des sciences de la Terre).

Le projet vise la fabrication d’un outil de modélisation et de visualisation, ou d’une forme de cartographie dédiée à l’étude et la compréhension de la « zone critique », qui pourra ensuite être utilisée à des fins politiques (planification territoriale).

Le modèle ou prototype issu de cette recherche visera à représenter la zone critique depuis une perspective intérieure, c’est-à-dire sous la « peau terrestre ». Cette peau est peuplée de différentes entités vivantes qui l’animent et génèrent les divers phénomènes étudiés par les scientifiques de la zone critique. Par conséquent, les paysages ne sont plus des backgrounds à l’action humain mais le site de luttes ou d’associations inter-espèces. Les sols ne sont pas des supports de construction mais un milieu riche d’interactions entre différentes entités, dont les trajectoires sont orientées, déviées, redirigées par ces entités, y compris humaines, se croisant sans interruption depuis des milliers d’années.

 

 

©AlexandraArènes

 

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The Visualization of the Critical Zone

Avec Bruno Latour et le réseau OZCAR (Observatoires de la Zone Critique) coordonné par Jérôme Gaillardet, Institut de Physique du Globe de Paris. 2017 – POLEARTH Sciencespo Paris (Politique de la Terre à l’épreuve de l’anthropocène)

La “zone critique” est la mince pellicule superficielle de la Terre où l’eau, le sol, le sous-sol et le monde du vivant interagissent. Cette zone a été nommée “critique” par les géochimistes, parce que s’y concentrent la vie, les activités humaines, et leurs ressources.

©AlexandraArènes

 

A l’intersection de la géologie, de l’hydrologie, de la géochimie, de la géophysique, de l’écologie et de la pédologie, une nouvelle discipline (ou un nouveau jeu de collaborations parmi les disciplines) a récemment émergé pour étudier les Zones Critiques (ZC). Cette expression couvre d’abord un réseau d’observatoires autour du monde (la plupart du temps des bassins versants totalement équipés) dédié à l’étude des variations des couches allant des sommets de la canopée jusqu’aux roches imperturbables au-dessous. Dans un sens plus large, le terme ZC désigne la zone fine et poreuse à la surface de la Terre affectée par la vie qui a su suffisamment modifié les cycles géochimiques de façon à créer une zone surprenante, loin de l’équilibre, et qui a fini par former une sorte de peau, un vernis, un placage, une pellicule à la surface du globe.

 

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